Inspiré du Teaser Tuesdays de MizB, Lady K. de L'antre des Livres nous propose un rendez-vous hebdomadaire que je trouve bien sympa : L'extrait qui fait envie. Le principe est de poster une fois par semaine (ou plus, ou moins selon vos envies) un extrait de quelques lignes, tiré de votre lecture actuelle ou d'un livre que vous souhaitez faire découvrir. Pour plus d'informations, cliquez ici !




J'aime beaucoup ce rendez-vous découvert chez ma twitcops et partenaire loraah 



Etant donné que je prépare une vidéo sur Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer, c'est donc deux extraits du livre que j'ai choisi cette semaine :-)


Pour les Team Jared : 


" Je me sentais si humiliée. J’étais horrifiée par mon comportement, par le fait que j’avais laissé la violence s’épanouir dans mon corps, même si je ne l’avais pas désiré. Mais ce n’était pas pour cette raison que je pleurais. Je pleurais parce qu’il s’agissait d’un test et que je n’étais qu’une imbécile, une stupide créature pétrie d’émotions, une sotte, une idiote ! Parce que, dans ma bêtise, j’avais voulu que ce baiser soit pour de vrai…
Melanie se tordait également de douleur. Ces deux souffrances se mêlaient en moi, et toutes mes sensations se brouillaient. J’avais l’impression de vivre une petite mort parce que ce baiser était faux, et elle, elle souffrait parce que ce même baiser avait paru réel. Jamais, malgré tout ce qu’elle avait perdu avec la fin de son monde, Mel ne s’était sentie trahie. Quand son père avait mené les Traqueurs jusqu’à ses enfants, elle avait su que ce n’était plus lui qui était aux commandes. Elle n’avait pas ressenti de trahison, mais du chagrin. Son père était mort. Mais Jared était en vie, et en pleine possession de son esprit…

Personne ne t’a trahie, idiote ! l’ai-je tancée. Je voulais qu’elle cesse de souffrir. Le poids supplémentaire de son chagrin était trop lourd pour moi. Le mien me suffisait amplement.
Comment a-t-il osé ? Comment ? a-t-elle lâché, pleine de colère.
On était en pleurs toutes les deux, inconsolables.
Un mot, un seul, nous a sorties des eaux de l’hystérie.
Jared se tenait dans l’ouverture ; sa voix d’ordinaire grave chevrotait curieusement ; on eût dit la voix d’un enfant :

— Mel ?
"

Pour les Team Ian : 

— Ils n’ont pas le droit de te faire ça, Gaby ! Tu entends ? (Il criait de nouveau.)
— Ce n’est pas ça. Ce n’est pas pour sauver la Traqueuse que j’ai montré à Doc comment réaliser la
séparation, ai-je murmuré. La présence de la Traqueuse a juste précipité ma décision. Je l’ai fait pour sauver Mel, Ian…
J’ai vu ses narines frémir. Mais il n’a rien dit.
— Elle est enfermée, Ian. C’est comme une prison… pire que ça ; je ne sais pas comment décrire ce
qu’elle endure. Elle est une sorte de fantôme. Et je peux la libérer. Je peux la faire revenir.
— Toi aussi, tu mérites d’avoir une vie. Tu mérites de rester.
— Mais j’aime Mel, Ian.
Il a fermé les yeux, ses lèvres ont pâli.
— Mais moi aussi, je t’aime. Ça ne compte pas ?
— Si, ça compte. Ça compte
énormément. Tu ne le vois pas ? C’est pour ça que je dois le faire.
Il a ouvert les yeux brusquement.
— C’est si insupportable pour toi que je t’aime ? C’est ça ? Je peux me taire, Gaby. Ne plus rien dire. Tu peux être avec Jared, si c’est ça que tu veux. Mais reste.
— Non, Ian… (J’ai pris son visage dans mes mains. Sa peau était dure et tendue sur les os.) Non. Je… je
t’aime aussi. Moi, le petit ver argent lové à l’arrière de son crâne. Mais mon corps, lui, ne t’aime pas. Il ne peut t’aimer. Je ne pourrai jamais t’aimer dans ce corps, Ian. Je suis déchirée. C’est insupportable.
J’aurais pu endurer ce calvaire. Mais le voir souffrir parce que mon corps le rejetait était au-dessus de mes
forces.
Il a fermé de nouveau les yeux. Ses épais cils noirs étaient mouillés par les larmes. Je les voyais luire.
Allez vas-y, a soupiré Mel.Fais ce que tu veux. Je t’attends dans l’autre pièce ! a-t-elle ajouté avec une pointe d’ironie.
Merci.
J’ai refermé mes bras autour de son cou et me suis penchée vers lui, jusqu’à ce que mes lèvres touchent les siennes.


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